Ruines du théatre
La façade regarde la rue Victor Hugo. On y pénètre par
une large entrée, fermée d’une grille en fer forgé ; de larges marches faites
de solides pierres, bordées de quatre rampes, conduisent au perron ;
Contre le mur, une fontaine en forme de tête de sphinx dont l’eau en cascade
sort d’une niche placée au centre de l’hémicycle. Un escalier monumental
montant en ogive mène au péristyle ou s’ouvrent portes et guichets... Tout est
confortable, luxueux même. Une coupole surmonte l’édifice, des médaillons
décorés par des mains habiles s’encadrent, de la façon la plus heureuse, dans
les rosaces et autres dessins harmonieux. Le bâtiment dans son ensemble est
véritablement remarquable.Tel un temple que la ville de Saint-Pierre consacre à
Thalie. C’est là que non seulement les habitants de la ville, mais aussi les
amoureux du théâtre, soit de la capitale, soit de tous les autres villages de l’ile,
viennent goûter aux joies du spectacle. |